Roman Dragon Ball - Prologue : Piccolo

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Roman Dragon Ball - Prologue : Piccolo

Message par Admin le Mar 5 Mai - 18:18

Bonjour à tous,

Je vous présente le roman Dragon Ball que je
suis en train d'écrire. C'est une adaptation et
beaucoup de choses auront changé par rapport
à l'histoire originale, notamment une bonne
partie de la trame scénaristique.

Je conçois ce roman / nouvelle dans une ambiance sombre à la croisée entre Batman de Nolan et Matrix. Je vous mets ici le prologue qui introduit
Piccolo. J'espère que la lecture vous plaira, et
n'hésitez surtout pas à me donner vos
impressions, positives ou négatives, tout est
bon à prendre.

Prologue

Autour de lui, le néant. Une obscurité d’encre
seulement troublée par les faisceaux blafards
des deux projecteurs qu'il orientait devant lui.
Depuis combien de temps ces contrées
n'avaient pas été perturbées par la lumière ?
Certainement jamais depuis la création du
monde. Ici, les règles de son existence ne
s'appliquaient plus et le haut et le bas qu'il
connaissait se mélangeaient dans une danse qui
lui donnait l'impression de flotter dans l'infini.
Comme si je marchais sur une autre planète,
pensa Darius.
Son micro crépita et le tira de sa léthargie
contemplative.
— Toujours rien sur le sonar, lui parvint la voix
de Maï dans un son saturé.
— On continue de chercher. Faites attention où
vous mettez les pieds, il y a plein de crevasses
par ici. On ne vous retrouvera pas à six mille
mètres sous la surface.
Il avança d’un pas et l’exo-squelette qui
l’entourait l’imita. Harnaché comme il était, il
avait l’impression d’être une marionnette qu’un
géant dirigeait à sa guise. Quelle sensation de
puissance que de manipuler une armure deux
fois plus grande que lui ! Elle répondait au
moindre de ses mouvements et était
directement reliée à sa pensée. Le scaphandre
était fabriqué dans une matière incassable d’où
il pouvait observer à loisir le monde nébuleux
des fosses océaniques, et il disposait également
d’un écran de caméra extérieure qui filmait ce
fantasque décor en infrarouge. La mécanique
de la machine était bruyante dans le cockpit,
mais il savait que les ténèbres au-dehors
étaient profondément silencieuses et que son
armure se mouvait lentement et lourdement
comme un fantôme languissant. Devant lui,
une longue anguille phosphorescente ondulait
paresseusement dans le noir. Elle n’avait
nullement l’air effrayée et semblait l’ignorer
tranquillement. Sous ses pieds de métal, le
plancher océanique était un vaste désert de
roches figées dans le temps et hormis quelques
espèces de poissons difformes, il n’avait croisé
aucune faune jusqu’à présent. Il jeta un œil sur
sa réserve d’oxygène. Il disposait encore deux
bonnes heures devant lui avant de devoir
activer les propulseurs et remonter à la
surface. Deux heures de recherche à trois,
c’était largement suffisant pour trouver ce
qu’ils étaient venus chercher ici. La sensation
d’être un des rares humains – sinon le seul – à
avoir foulé ce sol l’exultait. Ici, il était un roi
absolu sans aucune concurrence.
— Toujours rien ? demanda-t-il à la radio.
— Rien à signaler pour moi, répondit Maï.
— Rien non plus, rajouta Shu. Je suis en train
d’explorer une carcasse de baleine.
Darius aperçut un canyon devant lui. J’espère
vraiment qu’il n’est pas tombé dans ce genre
de ravin, pensa-t-il. Ce serait une vraie galère
pour aller le récupérer là-dedans. Il activa son
système de propulsion et l’exo-squelette sauta
au ralenti par-dessus les quelques mètres de
crevasse. Un banc de poissons affolé
s’éparpilla à son approche. C'est la première
fois qu’ils voient de la lumière, pensa Darius.
Comme tous ces humains qui vivent dans le
noir.
Et qu’ils y restent.
Une secousse fit trembler l’armure de métal. Le
sonar afficha un mouvement rapide sur sa
gauche. C’était gros. Darius pivota le buste et
l'exo-squelette se retourna. A travers les éclats
de ses projecteurs, une imposante et luisante
nageoire émergea furtivement du noir.
Je n’aime pas ça.
Le sonar s’agita. Jaillissant soudainement du
néant, une rangée de dents aussi grandes que
des poignards heurta le scaphandre de Darius
qui ne put s’empêcher de pousser un cri de
surprise. La secousse fit trembler l'armure qui
manqua de se renverser.
Et là, il est juste en train de me tester, voir si
je suis comestible. S’il attaque…
Il reprit aussitôt son sang-froid. La bestiole
était proche, mais tant pis. Il entrevit une
mâchoire difforme et un œil de poisson aussi
grand qu’une assiette.
Qui ne tente rien n’a rien.
Il commanda par la pensée l’ordinateur de
l’armure, sélectionna sa cible et enclencha la
fonction tir. Il eut à peine le temps
d’apercevoir la roquette que celle-ci explosa
sourdement, éparpillant des morceaux de chair
dont une bonne partie atterrit sur le
scaphandre.
Yes ! ...
… mais la déflagration secoua violemment
l’exo-squelette qui perdit l’équilibre et bascula
dans le ravin juste derrière.
La radio crépita.
— Darius ? Tout va bien ? lui demanda Maï
d'un ton inquiet.
— Oui, oui, ça va, rassura-t-il. Je suis tombé
dans une crevasse, mais tout va bien. J’ai mon
système de rétablissement, j’espère simplement
que ce n’est pas trop profond. Je vais en
profiter pour visiter en bas.
— Ok, tiens-nous au courant si tu as besoin
d’aide.
L’exo-squelette tombait en arrière, mais Darius
ne sentait pas la différence avec la station
verticale. Il avait l’impression d’être en
apesanteur. Il actionna par la pensée le
système de propulsion. L’armure se rétablit et
retrouva son équilibre. Il poussa un soupir de
soulagement, il n’avait plus maintenant qu’à
attendre de toucher le sol. Devant ses yeux, les
projecteurs éclairaient des murs de roches qui
défilaient, toujours identiques.
Sa chute dura cinq minutes. Cinq minutes qui
en parurent trois fois plus. Il avait l’impression
d’être sous drogue, quand le temps et l’espace
sont totalement déformés et les repères
bouleversés. Il se sentait bien, et c'était une
sensation qu'il n'avait plus ressentie depuis
fort longtemps.
Il finit par toucher le sol en douceur.
Et il vit un rêve.
De la neige.
Il n’en revenait pas. Il voyait de la neige
tomber par flocons. Il crut d’abord halluciner.
Trois heures à six mille mètres sous la surface,
ça devait lui monter à la tête.
Mais les flocons se déposaient sur les bras de
l’armure comme des cotillons, et il se rendit
compte qu’il ne délirait pas.
C’est donc ça, la neige marine. Il en avait déjà
entendu parler, mais jamais il n’aurait pensé
qu’il aurait la chance un jour d’assister à un tel
spectacle. C’était une pluie ininterrompue des
détritus de l’océan : restes de plantes et
d’animaux morts, planctons, déchets fécaux,
sable, suie et poussière. Tout ça s’agrégeait au
fil du voyage depuis la surface – qui pouvait
prendre des semaines – et formait de
véritables flocons qui tapissaient le sol d’une
mince couche translucide.
Le son saturé qu'il connaissait bien le rappela à
la réalité.
— Il va falloir songer à remonter, dit Maï.
— On pourra toujours revenir demain, ajouta
Shu. On a retenu l'endroit.
Darius fit un pas en avant.
— Laissez-moi encore dix minutes et on
remonte.
Il était déterminé à explorer un peu plus le
décor surnaturel de ce canyon.
Et tout en marchant, il contemplait. C'était la
première fois qu'il voyait de la neige de sa vie,
et c'était au fond de l'océan. Il ne put
s’empêcher d’étouffer un rire devant l’ironie
de la chose.
C’est là qu’il l’aperçut. Juste devant lui.
Recouvert par les algues, prisonnier de
l’océan, anachronisme du fond des mers. Dans
ce décor intemporel, il attendait là depuis cent
cinquante ans.
— Je crois que notre quête touche à sa fin. Je
l’ai trouvé.

* * *

— Ici. C’est parfait.
C’était une petite crique isolée, loin des
regards indiscrets. Le sable y était rêche et
rocailleux. D’innombrables bouteilles brisées
gisaient sur la plage comme autant de cadavres
abandonnés. Des pneus pourrissaient, des rats
grouillaient, des poissons agonisaient, des
crabes gros comme des pieds sillonnaient les
rochers. Plus loin, la mer rejetait le cadavre
d’un chien décharné. Un vent mordant
traversait les vêtements et rongeait la peau. Le
ciel était couvert de sombres nuages lourds et
des éclairs au loin témoignaient de l’orage qui
faisait rage en pleine mer.
Darius, Maï et Shu se tenaient là, debout
devant le coffre du fond des mers. Le vent
balayait la crique violemment. Les cheveux
noirs corbeaux de Maï se débattaient sous sa
casquette et une fine pluie venait lui
éclabousser son joli visage. Shu trépignait et se
rongeait la lèvre inférieure, ce qui tranchait
avec son allure fière et précieuse d'un esthète
aux cheveux longs.
Ils paraissaient tous les trois anxieux et leurs
visages étaient sombres et silencieux.
— Prêts ? leur demanda Darius en fixant le
coffre devant lui.
C’était l’heure tant attendue.
L’accomplissement d’un rêve. Enfin, il allait
avoir ce qu’il désirait depuis des années.
Darius serait son sauveur, il lui en serait
certainement reconnaissant et à eux deux ils
règneraient en partage sur le monde. C’était le
commencement d’une nouvelle ère.
A quoi allait-il ressembler ? Aurait-il vieilli ou
avait-il conservé sa jeunesse d'antan ?
— Prêt, répondit Shu.
— Prête, rajouta Maï en se tordant la lèvre.
Au loin, un éclair illumina le ciel.
— Un nouvel âge peut commencer, murmura
Darius.
Le cœur battant, il s'agenouilla et glissa le petit
loquet.
Il respira.
Et il ouvrit le coffre qui contenait l'âme du
seigneur démon Piccolo.

L'orage qui grondait à l'horizon parut
soudainement se rapprocher à une vitesse
fulgurante et le vent environnant se mit à
tournoyer autour d'eux en vrombissant. Darius
dût se recroqueviller en se couvrant le visage
de ses deux mains. Il tenta de faire un pas en
arrière mais il avait l'impression que le coffre
à ses pieds aspirait les alentours comme un
trou noir. Les bourrasques le flagellaient tandis
que tout son corps lui commandait de reculer.
Il fut soudain brusquement projeté en arrière
par une force invisible. Du coin de l'oeil il
aperçut Maï tomber à la renverse en poussant
un hurlement. Les rafales de vent lui lacéraient
les oreilles. Une violente douleur à la tempe lui
arracha un cri : les pierres environnantes
volaient et tournoyaient à une vitesse folle. La
lumière attenante de la fin du jour se mit alors
à mourir progressivement. Et tandis que
l'obscurité grandissait, une forme humaine
apparaissait dans le typhon naissant.
Puis tout redevint normal.
Darius regarda le ciel : il était clair et dégagé.
Autour de lui, c'était de nouveau une petite
crique tranquille. L'orage à plusieurs
kilomètres d'ici semblait avoir disparu.
Et il le vit devant lui.
Oui, il était beaucoup plus vieux que dans ses
souvenirs. Des rides sinueuses parcouraient
son visage et ses antennes le long de son crâne
chauve penchaient en avant comme deux
serpents à l'agonie. Sa peau couleur verte et
autrefois vive s'était pâlie, déteinte et délavée
par 50 ans d'enfermement. Il se tenait voûté et
paraissait affaibli, mais dans ses yeux brillait
toujours la même lueur maléfique que Darius
avait croisée autrefois. Il ne fallait pas s'y
méprendre : le Piccolo qui se tenait devant lui
était aussi puissant qu'avant.
Darius se releva et s'inclina en forme de
respect, et ses deux acolytes l'imitèrent
hâtivement.
- Seigneur Piccolo, je vous souhaite un
agréable retour dans notre monde, déclama
Darius en souriant.
Le sang qui lui coulait le long de la tempe était
chaud et humide, mais il n'osait faire un geste
pour l'essuyer. Les deux autres restaient
silencieux et n'osaient pas lever la tête.
Le personnage devant lui restait silencieux. Son
visage ne marquait aucune émotion. Il était
vêtu d'une ample tunique noire qui contrastait
avec sa peau verdâtre. Il contemplait
longuement ses mains ridées.
Et c'est seulement au bout d'un long moment
qu'il parut s'apercevoir de la présence des
trois êtres devant lui.
Il leva la tête et ses yeux inquisiteurs se
posèrent sur Darius.
- Comment suis-je arrivé ici ?
Sa voix était grave et chevrotante.
- Je vous ai délivré de votre prison, s'empressa
de répondre Darius. Je me présente : je suis
Darius ,et voici Shu ainsi que Maï.
- Je te reconnais…
- C'est un honneur, monseigneur. Oui, j'étais là
il y a 50 ans, lorsque vous avez été scellé dans
ce qu'il reste de ce coffre, indiqua Darius en
jetant un oeil aux débris sur le sol. J'ai assisté
à toute la scène. J'étais à cette époque l'élève
de Mutaïto. C'est lui qui vous a enfermé, et je
le hais autant que vous ! J'étais jeune à
l'époque, jeune, insouciant et idiot ! Mais vous
voyez, j'ai rapidement compris quel était mon
vrai but, continua-t-il en s'enflammant. Vous
faire revenir à la vie, Seigneur. Et j'ai réussi !
Ça n'a pas été si facile de retrouver l'endroit,
mais je vous ai délivré et maintenant je serai
votre serviteur, je…
- Calme-toi, l'interrompit Piccolo d'un geste de
la main. Je te remercie. Que veux-tu en
échange ?
- J'espère simplement que vous saurez faire
preuve de… reconnaissance. Lorsque vous
dominerez le monde. Si vous voyez... ce que je
veux dire.
Darius bafouilla sur ces derniers mots. Il ne
voulait pas paraître trop gourmand. "Maître",
rajouta-t-il en s'inclinant légèrement.
L'autre ne le regardait même pas dans les
yeux. Il passa sa langue violacée entre ses
dents.
- Oui, je suis reconnaissant que tu m'aies sorti
de là.
Il leva la main et la tête de Shu explosa. Puis
Maï tomba raide morte, un trou dans la
poitrine.
- Tu vois, je suis très reconnaissant. Comment
veux-tu que je te récompense ?
Dans un mouvement foudroyant, il saisit
Darius par la gorge. Et pressa. Un craquement
se fit entendre.
Le démon jeta le corps au sol en reniflant de
mépris.
- Et maintenant… les dragon ball.
* * *
AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH
MES OREILLES TELLEMENT MAAAL
LA DOULEUR
INNNSOUTENABLE
INFERNAAL
CE SON CE BRUUIIT
INHUMAIINN
ÇA CRISSSE ÇA VRRRILLE
ÇA PERRCE ET TRANSSPERCCE LES TYMPANS
DES IMAGES LA-DEDANS
DANS MA TETE
QUE ÇA CESSE
!!!!!!! TOUT DE SUITE !!!!!!!
- Oh, je t'ai réveillé ?
Ça m'a fait mal
- En sifflant ? Je suis désolé…
des choses
-… je me suis laissé aller. Tu peux…
qui ne devaient pas être rappelées
-… te recoucher maintenant, il est 23h.
ont été rappelées
- Et demain...
sensation étrange
-… une surprise t'attends.
qui je suis réellement
- Tu m'entends ?
j'ai envie de
j'ai besoin de
- Ça ne va pas ?
lui écrabouiller la tête
Goku se réveilla en sueur. Sur le piédestal
devant son lit, la dragon ball brillait pour la
première fois de milles feux.

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Date d'inscription : 31/12/2014

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